2010-02-23 21:43:42

Chute du chateau de Dole : la noblesse comtoise perd son butin fiscal de 500 000 écus

Dole (AAP) - Gardé par un effectif incomplet constitué d'une maigre poignée de défenseurs, le château de Dole recélait un trésor fabuleux d'une valeur de près d'un demi-million d'écus quand il fut assailli et pris dans la nuit du vendredi 19 au samedi 20 février 1458 par une bande bigarrée venue des quatre coins des contrées francophones, parmi lesquels plusieurs enfants et aussi plusieurs membres de la famille Penthièvre, avec en tête, la duchesse Kilia de Chandos, pair de France, et Aurélien Marc-Antoine, multi-récidiviste de l'assaut de châteaux. D'après nos informations, il y aurait eut 6 défenseurs pris par surprise et rapidement débordés par 19 assaillants.

Pour couronner la chute de la noblesse comtoise dont la réputation n'est souvent plus de première blancheur, on apprenait que les locaux administratifs du château avaient été gravement endommagés quelques heures auparavant par un mystérieux sinistre survenu soudainement. Orchestration par une frange de la clique au pouvoir complice de l'assaut à venir et soucieuse de ne pas donner accès aux preuves de ses compromissions ? Ou bien acte d'un espion isolé cherchant à désorganiser un peu plus le comté à la veille de l'assaut ?

A l'étonnement de la population qu'un tel trésor eut été perdu, s'ajoutait celui qu'il eut été constitué. Pourquoi ? Comment ? Un tel trésor représente pour chaque habitant de Franche-Comté 500 écus ou 100 RMI ou 30 SMIC. Sans même dépenser un seul denier, il eut fallu la durée d'une quarantaine de saisons de blé pour collecter un tel montant avec le lourd impôt habituel de 12 000 écus levé à chacune d'entre elle sur les municipalités de Franche Comté, son millier d'habitants râlant sous le poids de l'impôt !

A peine le château pris, l'assaillante Kilia de Penthievre, pair de France, se saisit du titre de franc-comtesse et place la Franche Comté sous la couronne de France. Quelques heures après, plusieurs sources comtoises font état d'une missive de la GMF, Armoria de Mortain, qui rejette cette vassalité offerte et annonce la suspension des droits de pair et le procès à venir de Kilia. En Franche-Comté, une série de procès sont lancés, impulsés par la procureur insurrectionnelle Hanadora de Grimwald puis, par son remplaçant Léandre, un adolescent. Ces procès évoquent notamment la mort d'un dénommé Sirius.

Dans les heures qui suivirent la prise du chateau, les assaillants ont chargé avec force célérité les chevaux et voitures disponibles, emportant en l'espace d'une journée l'ensemble des écus et des marchandises à l'exception de quelques ressources nécessaires au bon fonctionnement des mines. Vidé de ses ressources et de ses nouveaux maitres, le chateau de Dole fut pris d'assaut et récupéré dans la journée de dimanche par les forces loyalistes ayant reçu des renforts des villes environnantes.

Nous avons cherché à en savoir plus sur les circonstances de cette prise. Pour cela nous avons demandé à rencontrer Calyce, la porte parole officielle des assaillants. C'est ainsi, qu'au creux d'une grotte jurassienne aux multiples ramifications, nous avons découvert assise sur un petit promontoire intérieur une enfant de 11 ans : Calyce.

Pour Calyce, entrer dans le château fut ... "un jeu d'enfants" ! Elle fait observer avec perplexité, plissant le nez et balançant énergiquement les jambes, que le chateau aurait du mieux organiser ses défenses, alors qu'on y trouvait cette nuit là plus de pyjamas que d'uniformes. Elle décrit le groupe avec lequel elle a vécu ces moments forts : des bretons, des français, des comtois, trois enfants, une grande dame de la pairie, un preneur de château jusqu'alors infortuné... La plupart sont venus pour devenir riches mais certains veulent aussi "se venger pour la mort d'un vieux messire". Elle précise que sa seule frayeur vint après la prise du château quand un homme à la peau cuivrée sorti de nulle part jaillit dans son bureau : elle crut un instant qu'il voulait la dévorer mais il semblerait que celui-ci ait plutôt envisagé de s'immoler sur son bureau, avant de s'enfuir, vraisemblablement par la fenêtre en plongeant dans les douves du château. Elle explique n'avoir appris l'assaut que trois jours auparavant. Elle a été recrutée par Aurélien de Penthievre pour qui le 19 serait un chiffre fétiche, en l'honneur de son grand père qui distribuait des pattes de fruits, idée qui émerveille Calyce. Elle aurait bien aimé rester dans le château dont elle trouve magnifique la décoration et succulentes les viandes en sauces qui y abondent mais elle sait qu'il ne faut pas abuser de l'hospitalité. Elle remercie les franc comtois de lui avoir permis de devenir riche. En tous cas cela lui change de la cabane de son papa angevin, lui aussi preneur de châteaux notamment en Touraine. Quand on lui demande si des échanges ont lieu avec les forces loyalistes portant sur d'éventuelles tractations elle fait simplement référence aux seuls échanges que constituent les chausses lancées sur les fenêtres par des loyalistes furieux plantés aux pieds des murailles. Elle aurait bien aimé prendre la couronne mais celle ci a été remise à Kilia qui est une grande dame aussi Calyce a simplement pris la parole.

Contacté par courrier, Aurélien de Penthièvre, signant du titre de Baron de Saulx, nous confirme que l'expédition n'aurait pas vu le jour sans la volonté de venger la mort de son parrain Sirius de Margny-Riddermark , " feu Vicomte de Saulx et Prime Capitaine impérial , haut dignitaire impérial et ancien Maréchal d'Armes Impérial ", ainsi que " son compagnon d'infortune Sir Eragon ". Tous deux auraient été tués en date du 19 janvier 1457 où " le Franc-Comte de l'époque ordonna à une de ses armées de réduire à néant l'armée impérial dirigé par feu mon parrain Sirius, qui lui dirigeait l'armée sur ordre du Haut Connétable Impérial de l'époque, feu sa grâce le duc Yanahor de Rubempré ". Le Franc-Compte aurait commit de ce fait " un crime envers les serviteurs les plus fidéles de l'empereur, ainsi que à un de leur noble, et ancien Franc-Comte ". L'initiative originelle de l'expédition de ce 19 février 1458 destinée à venger Sirius serait venue de sa fidèle vassale dame Hanadora de Grimwald auquel se joint bientôt Aurélien de Penthièvre. Ces deux personnages auraient alors organisé et conduit le groupe qui fut tardivement ralliés par Kilia Chandos de Penthièvre, révoltée par l'obstacle fait par la Franche Comté aux armées croisées venues assiéger Genève à la Noël 1457.

Xavdr, pour l'AAP


Sources:
- Agora du Chateau de Dole "Le Franc-Comte finit de fêter son anniversaire sous la pluie"
- Agora du Chateau de Dole "Château repris"
- Gargotte franc-comtoise "[RP] À l'assaut..."
- Notre rencontre avec Calyce
- Notre échange de courrier avec Aurélien de Penthièvre