2010-02-12 18:31:53
Une premier bateau poitevin sort des chantiers de la Rochelle.
La Rochelle (AAP) - Dans une annonce de du 25 janvier, le conseil comtal poitevin informait la population que les chantiers de la Rochelle venaient de finir le premier bateau Poitevin : Le Silverstaff en hommage à l'homme du même nom, actuel chef de port et ayant donné 3000 écus pour sa construction. Dans la soirée du 27, c'est-à-dire deux jours après, le bateau commandé par Choupi22 est sorti du port de la Rochelle afin de naviguer jusqu'en Guyenne.
Ainsi donc, en cette soirée du mercredi 27 janvier, une agitation inhabituelle gagne le port de la Rochelle. En effet, dans quelques instants, le premier bateau poitevin naviguera sur les flots bleus. L'équipage en est composé du capitaine Choupi22, lieutenant de l'ost poitevin, accompagné d'un de ses soldats, le marin Azzazelo et Xedar, reporter journalistique.
Un premier voyage en mer est souvent utile afin de voir tous les problèmes qui pourraient se poser lors de futures traversées, par conséquent, l'AAP l'a fait, bravant tous les dangers afin de voir ce que l'on peut faire et ne pas faire sur un bateau.
Tout d'abord, les marchands et surtout les marchandises parviennent-elles sur un bateau ? Le test a été fait, un page a été envoyé avec une liste des courses puis votre reporter a embarqué sur le bateau. Le résultat est accablant, le bateau parti, on attendait toujours notre nourriture.
Ainsi donc, pour vous lecteur, voilà un bon conseil, embarquer toujours avec votre nourriture et ne faites pas confiance aux marchands ou bien partez le ventre bien remplis.
C'est donc sans nourritures et sans boisson que commença la traversée pour notre reporter. Néanmoins, la beauté de l'eau filant sous le bateau et le calme sont tels que l'on en oublie vite ses besoins primaires, préférant vivre l'instant présent.
Hélas il ne dura qu'un moment, en effet, le bateau voguant vers le sud, nous tombions nez à nez avec une digue placée par un architecte qui n'avait pas dû penser que des bateaux pourraient un jour vouloir descendre au sud. Bref, il a fallu stopper le navire et la contourner. Notre capitaine pas préparer à cet obstacle dû effectuer plusieurs manoeuvres, qui causa ainsi notre premier retard.
Les heures qui suivirent cet incident se déroulèrent tranquillement.
Là ce déroule le deuxième test de votre reporter. En effet face à la faim il fallut remonter des vivres de la cale pour remplir le mess du bord et ainsi se remplir le ventre. Conclusion a été faites que remonter des marchandises se fait sans problème, un repas de qualité a pu être servis au mess. Le temps passant, nous avons fini par arriver dans l'estuaire de la Garonne. Du haut de la vigie nous apercevions au loin une ville, ne sachant pas si l'on se trouvait face à Blaye ou face à Bordeaux, après quelques recherches, il fut confirmé que nous nous trouvâmes devant Blaye. Et dans le même temps, inquiétude générale, aucune demande n'avait été faite pour avoir le droit d'accoster au port. Ce fut donc un véritable lâché de pigeons vers la Guyenne, à la recherche de cette autorisation. Après quelque échange de volatiles, le bateau à eu autorisation de s'amarrer aux quais. Privilège hélas inutile puisque l'on commençait à voir les structures du port, structures fort peu développé, ne se prêtant pas à l'amarrage de notre bateau. Décision fut donc prise de continuer notre navigation jusqu'à la capitale de la Guyenne : Bordeaux.
Mais nous avions une autorisation pour Blaye et pas pour Bordeaux ! Il nous fallut donc encore utiliser nos pigeons afin d'avoir ce précieux sésame, nécessaire à l'amarrage.
Les navigateurs avertis le seront peut-être mais bordeaux se trouve au fin fond de l'estuaire, sur la Garonne en elle-même. Et cela, notre équipage ne le savait pas, ainsi dans les derniers milles il a fallu naviguer prudemment, enfin nous arrivâmes, les dernières manoeuvres faites afin d'amarrer le bateau épuisant nos forces, nous préférâmes dormir sur le bateau et descendre le lendemain.
Le lendemain, c'est-à-dire le vendredi, la journée fut consacrée à notre débarquement, à celui des marchandises et à la tenu de menus travaux sur le bateau.
Le samedi matin nous eûmes droit à un accueil chaleureux du maire. Marqué par des discours des deux côtés. Ceci fait la journée de samedi était libre, nos trois voyageurs en profitant pour faire du touriste.
Et que trouve ton à Bordeaux ? Du bon vin, c'est là le plus agréable des tests effectués, notre reporter trouvant la rampe d'accès au bateau pas très large, il a voulu voir quelles sont les marchandises qui pouvaient y être embarquées. Ainsi donc, au soir, il revient au navire avec ses courses, deux gros tonneaux de vin de Bordeaux pour ne pas manquer de liquide en chemin. Notre reporter avait belle et bien raison, l'on ne pouvait les faire rentrer. C'est là qu'avoir un capitaine agréable prend tout son sens. Un autre vous aurez laissé tomber mais pas lui. Toute la nuit il l'occupa à agrandir la passerelle, c'est pourquoi, le dimanche matin notre reporter put voir que ces fûts pouvaient dorénavant grimper, ou plutôt rouler jusqu'au pont du bateau. Il s'agit ici de la troisième astuce, qui sera aussi la dernière : si vous avez des marchandises trop grosse ce n'est pas grave, votre capitaine agrandira l'accès au bateau et vous pourrez y faire rentrer tout (ou presque).
Nos deux tonneaux dans les cales. Un cri retentit : « Larguez les amarres ! ». Le bateau lève son encre, toute voile dehors il prit le chemin du retour.
Retour plus long que l'aller mais plus calme, sans incident notable, nos voyageurs se contentant d'apprécier le voyage.
Deux jours après, le 2 février au matin, le bateau s'amarre de nouveau au quai de la Rochelle, le premier voyage maritime du Poitou venait de s'achever...
Xedar pour l'AAP