2010-01-17 17:21:40
Affaire Aioren : Interview à Atypic (RPB)
DIJON ( Bourgogne)- En continuant notre série d'interview, nous interrogeons aujourd'hui Atypic
Merci beaucoup, voici le texte de mes réponses :
AAP(Mimmome): Bonjour Atypic, ravi de vous faire une interview. Pourquoi avec vous décidé de nous contacter sur le sujet Aioren? Vous avez des précisions à faire?
Atypic : Bonjour. Merci tout d'abord de m'offrir cette tribune, afin d'exprimer, le plus clairement et simplement possible, le point de vue qui est le mien, et celui du RPB. C'est d'ailleurs ce qui m'a incité à vous contacter, à la lecture de votre premier article sur le sujet.
Mais il faut immédiatement faire ici une précision : les personnes que vous citez, dans l'article qui m'a fait réagir, et notamment Dame Sorane, ne semblent pas non plus reconnaître leurs propos dans le compte-rendu que vous en avez fait.
Si l'on veut résumer ce qui s'est produit, il faut en fait séparer nettement 3 grands évènements, qui, même s'ils se sont produits quasi-simultanément, ne sont pas liés (sauf si la justice venait à montrer le contraire). J'aurai l'occasion de vous détailler cela par la suite.
J'ai donc effectivement des précisions à donner, et quelques correctifs à apporter par rapport à ce qui a été publié précédemment.
AAP: Vous dites que Aioren est condamnable par ses gestes et non pas ses raisons , pouvez vous nous préciser un peu plus votre pensée?
Atypic : Je peux, bien évidemment, vous préciser ma pensée. L'acte d'Aioren, qu'il s'agisse d'une mauvaise blague, ou d'un acte mettant gravement en danger le Duché (version à laquelle, personnellement, je ne crois pas, mais que certains mettent en avant), constitue une atteinte au bon fonctionnement du Duché. Dès lors, nous considérons, au RPB, qu'il est normal qu'il en assume la responsabilité devant les tribunaux compétents. Nous restons, naturellement, vigilants à ne pas laisser de fausses informations et rumeurs circuler. C'est, d'ailleurs, dans ce contexte que je vous ai contacté. Le procès est en cours, nous n'avons rien à dire là-dessus, et comptons seulement voir la justice s'appliquer, toute en entière, mais pas au-delà.
En revanche, sur les motivations d'Aioren, il me paraît clair que sa volonté n'a, à aucun moment, été de nuire gravement au Duché. Même parmi ses ennemis politiques, nombreux sont ceux qui s'accordent à reconnaître que, au-delà du personnage (et de ce qu'ils peuvent en penser), il n'a pas cherché de profit personnel dans l'affaire (il aurait été facile de s'attribuer les mandats en question, et de disparaître avec l'argent), et qu'il n'a pas non plus effectué le moindre sabotage des mines (il a souvent occupé la fonction de Commissaire aux Mines, il connait bien les rouages, et aurait pu créer de sérieux dégâts, s'il l'avait souhaité).
Son coup d'éclat, acte de protestation, signe de révolte, est, à mon sens, une dernière tentative de faire entendre un message qu'il n'est pas parvenu à faire passer autrement. Depuis plusieurs mois, nous essayons de sensibiliser les bourguignons à des erreurs de gestion des équipes ducales en place. Nous avons chiffré à plusieurs dizaines de milliers d'écus ces pertes, qui, pour nous, auraient pu être évitées. Mais les bourguignons ne l'ont pas entendu. Ils ont maintenu à leurs postes les responsables de ces pertes. Peut-être Aioren a-t-il pensé qu'ainsi, l'occasion serait donnée de mettre les choses sur la table.
AAP: Pouvez-vous informer les lecteurs des évènements de l'affaire Aioren en detail?
Atypic :Je vous le disais précédemment, il faut en réalité distinguer 3 évènements quasi-simultanés :
a) En effet, Aioren, qui était alors Bailli de Bourgogne, a décidé de mener ce que l'on peut appeler une "action d'éclat" : il a vidé les coffres du Conseil Ducal, et réparti cet argent dans 10 mandats, qu'il a adressé à 8 maires de Bourgogne, à une Princesse de France et à un Duc de Bourgogne. Ses raisons et motivations, il en est le seul maître (même si je vous donnerai, par la suite, quelques éléments en l'espèce), mais sa volonté semblait être de placer le Conseil dans une situation délicate, mais sans grand danger réel (il restait, dans les caisses, environ 1700 écus, des stocks d'animaux étaient disponibles...). Il n'en reste pas moins que ces actes étaient naturellement de nature délictueuse, et qu'il en a d'ailleurs tiré lui même les conclusions, en disparaissant de la circulation et en quittant le Conseil (il en a démissionné dans les jours qui ont suivi).
Mais il se trouve que cette action, qui aurait pu ressembler surtout à une mauvaise blague de potache, s'est trouvé tomber au même moment que deux autres événements.
b) Le même jour, en effet, un problème sérieux s'est produit dans les mines. Pour des raisons qu'il ne m'appartient pas de juger, l'entretien de 3 des 5 mines bourguignonnes n'a pas été effectué. Or, tous ceux qui s'intéressent aux mines savent que des mines non entretenues présentent un risque sérieux d'accident (effondrement...). Aioren, alors qu'il préparait son "mauvais coup" dans la nuit, a constaté cette situation et a décidé (visblement, même à ce moment là, il restait soucieux de la pérennité des mines) de fermer les 3 mines concernées. Objectivement, toutes les personnes ayant eu à gérer les mines le savent : cette action était la meilleure chose à faire dans ce contexte là (sachant que nous manquions de pierre, il ne pouvait lancer leur entretien), même si, effectuée à ce moment là, et sachant ce qu'il était en train de faire, cela pouvait ressembler à un sabotage.
c) Enfin, toujours le même jour, nous avons souffert, en Bourgogne, d'un problème dans la comptabilisation des stocks de pierre, qui ont semblé fluctuer dans la journée. Le matin même, nous avions été informés que le stock était au plus bas, et allait nécessiter des fermetures préventives de mines ; l'après-midi, nous avons cru un temps à une intevention divine, avec un stock reconstitué ; mais, le soir, il a fallu se rendre à l'évidence : nous étions bien dans une situation difficile, d'autant plus que, dans une des mines, ce n'était pas un entretien normal qui avait été lancé, mais bien une amélioration, ce qui avait consommé tout le stock restant.
Mais, pour résumer, de ces 3 événements, la responsabilité d'un seul revient à Aioren : la distribution, en forme de "mauvais coup", de l'essentiel des finances du Duché, par voie de mandats. Mais il ne faut pas faire d'amalgame avec les autres événements (sauf, encore une fois, si la justice en venait à montrer une quelconque intervention d'Aioren... mais je dois dire que je n'y crois pas une minute).
Je vous remercie d'avoir accepté de revenir sur cette affaire. Je crois en effet qu'elle mérite d'être traitée de façon complète. J'ai essayé d'être aussi objectif que possible, même si, naturellement, le fait de connaître et d'avoir travaillé avec Aioren peut influencer mon jugement. En tout cas, je crois avoir ici précisé les faits de façon simple et juste, et avoir précisé clairement lorsque c'est mon interprétation des choses qui prend le dessus (et qui, dès lors, devient une simple opinion).
Vhttp://img340.imageshack.us/img340/1225/brian1j.jpg
Mimmome , Pour l'AAP