2009-06-05 23:39:07

Nouvel archeveque à Bordeaux

Bordeaux (AAP)- Le 5 juin 1457, monseigneur Aurélien, nouvel archevêque de Bordeaux, est arrivé en Guyenne.

L'annonce avait été rendue publique le 19 mai dernier, Monseigneur Griffes se voyait remplacé par Monseigneur Aurélien87, ce qui n'avait pas surpris les initiés. En effet, déjà grand favori lors de la précédente élection, l'actuel archevêque n'avait vu le poste lui échapper que de peu. Finalement, l'absence de monseigneur Griffes, qui ne s'était jamais rendu à Bordeaux pour prendre son poste, lui a permis d'accéder à ce poste tant désiré.

Mais avant d'aller plus loin, revenons sur la carrière de Monseigneur Aurélien. Arrivé en Guyenne en janvier 1456, il s'installe à la Teste de Buch. Très tôt, il s'investit dans la vie de son village et entre à la maréchaussée, il finira même lieutenant de la Teste, poste qu'il occupera jusqu'à l'été 1456, afin de se consacrer à la mairie de ce même village, où il fera deux mandats particulièrement fructueux pour le port. Puis, poussé par une ambition régionale, il est élu conseiller ducal de Guyenne et devient Conseiller au Commerce de la duchesse Ombres.

Cependant, il avait été entretemps appelé à servir le Très Haut, et c'est ce service qui l'a détourné momentanément de sa Guyenne chérie. En fait, baptisé très tôt, il enchaine sur une licence de théologie et devient diacre, puis curé de la Teste de Buch. Simultanément, il s'investit dans la vie religieuse française en entrant à l'ordre Grégorien, dont il deviendra le Grand Prieur. Remarquant ses efforts, l'archevêque d'alors, monseigneur Childebert de Béarn ( qui est actuellement vice primat de France), le nomme Vicaire général de l'archevêché de Bordeaux et professeur au séminaire de Bordeaux. Mais monseigneur Childebert n'a pas été le seul à remarquer ses efforts, et début Novembre 1456, il est nommé évêque de Genève. C'est un déchirement pour monseigneur Aurélien, qui doit alors quitter ses amis et sa patrie, mais son amour du Très Haut passe avant tout. Et ce n'est donc que récemment, après 6 mois passés à lutter contre l'hérésie réformée en Confédération Helvétique, que monseigneur Aurélien nous revient.

Après un tel parcours, aussi bien religieux que politique, on ne peut qu'être confiant quant à sa capacité à gérer la province religieuse de Bordeaux. Et la tâche ne sera pas simple.

Car l'archevêché de Bordeaux s'étend sur 5 provinces : la Guyenne, la Gascogne, le Limousin, le Poitou et le Périgord et compte 5 diocèses : Bordeaux - qui est le diocèse principal, Agen, Angoulême, Périgueux et Poitiers. Ces 5 diocèses comptent au total 16 paroisses. 16 paroisses, 4 évêques subordonnés, 5 conseils ducaux/comtaux avec qui collaborer, il dirigera l'une des plus grandes provinces écclésiastique de France.

Les objectifs du nouvel archevêque sont simples :
- faire signer des concordats à tous les duchés dans lequel l'archevêché se situe, un objectif qui est en voie de réalisation.
- maintenir la foi aristotélicienne, notamment grâce à la présence de prêtres dans la plupart,sinon dans toutes les paroisses.
- le baptême de tous les fidèles désireux de suivre une pastorale.

Souhaitons lui bonne chance dans sa tâche.
http://rome.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=15203&start=0

Astorius, pour l'AAP